Faut-il divulguer toutes les failles de sécurité ?
Pour rappel, le full disclosure est un principe qui prévoit une divulgation publique d'un problème de sécurité connu. Dans le cas de cette parodie de justice clairement assumée, chaque représentant défendait son point de vue. Occasion était donc donnée de cibler les manques en matière de régulation mais également de compréhension du sujet.
Concrètement, une faille a donc été découverte dans un logiciel contenu dans un respirateur officiel d'un hôpital. Le hacker transmet ses informations mais, estimant qu'aucune réponse n'est apportée, il communique alors les détails sur Twitter puis la Presse reprend l'information.
Dès lors, l'hôpital estime subir des dommages du fait de la publication de cette faille. Premier témoin appelé à la barre, Eric Filliol, expert en sécurité à l'ESIEA. Une main dans la poche, il donne un aperçu du monde de la sécurité et des failles : « La sécurité se fait a posteriori, c'est ainsi que fonctionnent les connaissances. On ne peut boucher des failles que lorsqu'on les connaît. C'est un peu comme un sonar qui envoie un écho radar pour détecter un sous-marin… »
Rapidement le tribunal se pose la question de savoir s'il y a eu ou non intrusion dans un système informatique. La qualification est des plus difficiles car il n'y a pas eu de modification de l'état du système. De même, le tribunal de Grande Instance a déjà estimé qu'une découverte de faille via un simple navigateur (comme c'est le cas ici) ne constitue pas une intrusion…
Enfin le juge et le jury populaire ont dû trancher sur les deux faits reprochés à l'accusé : mise en danger de la vie d'autrui puis le fait de s'être maintenu dans un système d'information. Pour cela, la salle doit répondre à trois questions. Y-a t-il eu intrusion dans un système informatique, la salle estime à une large majorité que non au motif que la faille était connue. Avait-il un motif légitime pour dévoiler la vulnérabilité, l'assemblée pense que non. Pour autant, le jury lui accorde la « nécessité d'agir » car la faille concernait des appareils censés conserver en bonne santé des malades. Le jury a donc fait le choix de relaxer le prévenu.
Ce faux procès digne du tribunal des flagrants délires agrémenté de la rectitude toute juridique et de quelques morceaux de mauvaise foi des spécialistes en sécurité dans la salle à eu le mérite de poser les bases du débat sur la notification des failles de sécurité.
La France brille en effet par un certain vide en la matière. Pire, ce cas pratique a montré le manque de communication et surtout de compréhension entre celui qui rapporte la faille et celui qui en est victime…











Technologie - La nouvelle génération des processeurs Atom
sera proposée dans des configurations classiques. Le HP Mini 5103 sortira le mois prochain aux Etats-Unis et l’Asus Eee PC 1015PEM en octobre en Europe.

Réglementation - La haute autorité profite du retour de
vacances pour distribuer des « modes d’emploi » au public. Un premier pas pour une communication « de proximité » aux contours encore flous.


Analyse - La sécurité intégrée dans le
silicium, en particulier sur les appareils mobiles, est la stratégie annoncée par Intel. Celle-ci ne fait toutefois pas l’unanimité, notamment en raison du faible poids d’Intel dans la mobilité.
Réactions.
Le fondeur tâche lui aussi (au même titre que les poids lourds
de l'IT qui se préoccupent de plus en plus du nomadisme, chez le grand-public, mais aussi dans l'entreprise). Pour l'analyste de Gartner
L'analyste prend note de ces arguments, mais relève dans le
même temps quatre failles dans cette stratégie. « Ni Intel ni McAfee ne sont des acteurs sérieux du marché de la mobilité » juge Andrew Jaquith. Intel est dépassé par les
Législation - Fin juillet, Numericable, Orange, Free et
Bouygues Télécom ont fait savoir dans une lettre au ministère de la Culture qu’ils factureraient les pouvoirs publics dès les débuts d’Hadopi. SFR accepterait lui d’identifier les IP de ses
abonnés à ses frais.
Juridique - L’envoi des premiers mails d’avertissements
pourrait être mis en attente, le temps pour le Conseil d’Etat de statuer sur la légalité d’un décret de la loi Hadopi contesté par le FDN, un fournisseur d’accès associatif mobilisé contre la
riposte graduée.