Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 12:39

Faut-il divulguer toutes les failles de sécurité ?

Publiée par Olivier Robillart le Vendredi 1er Octobre 2010

C'est un peu dans une atmosphère de cantina de Star Wars que La cantine à Paris organisait ce jeudi le faux procès d'un hacker. Le but était alors d'expérimenter un cas pratique tiré de réelles expériences sur le sujet de la communication de failles de sécurité. Un hacker était donc sommé de s'expliquer pour avoir dévoilé une vulnérabilité sur des appareils respiratoires d'un hôpital.

Tribunal
Pour rappel, le full disclosure est un principe qui prévoit une divulgation publique d'un problème de sécurité connu. Dans le cas de cette parodie de justice clairement assumée, chaque représentant défendait son point de vue. Occasion était donc donnée de cibler les manques en matière de régulation mais également de compréhension du sujet.

Concrètement, une faille a donc été découverte dans un logiciel contenu dans un respirateur officiel d'un hôpital. Le hacker transmet ses informations mais, estimant qu'aucune réponse n'est apportée, il communique alors les détails sur Twitter puis la Presse reprend l'information.

Dès lors, l'hôpital estime subir des dommages du fait de la publication de cette faille. Premier témoin appelé à la barre, Eric Filliol, expert en sécurité à l'ESIEA. Une main dans la poche, il donne un aperçu du monde de la sécurité et des failles : « La sécurité se fait a posteriori, c'est ainsi que fonctionnent les connaissances. On ne peut boucher des failles que lorsqu'on les connaît. C'est un peu comme un sonar qui envoie un écho radar pour détecter un sous-marin… »

Rapidement le tribunal se pose la question de savoir s'il y a eu ou non intrusion dans un système informatique. La qualification est des plus difficiles car il n'y a pas eu de modification de l'état du système. De même, le tribunal de Grande Instance a déjà estimé qu'une découverte de faille via un simple navigateur (comme c'est le cas ici) ne constitue pas une intrusion…

Enfin le juge et le jury populaire ont dû trancher sur les deux faits reprochés à l'accusé : mise en danger de la vie d'autrui puis le fait de s'être maintenu dans un système d'information. Pour cela, la salle doit répondre à trois questions. Y-a t-il eu intrusion dans un système informatique, la salle estime à une large majorité que non au motif que la faille était connue. Avait-il un motif légitime pour dévoiler la vulnérabilité, l'assemblée pense que non. Pour autant, le jury lui accorde la « nécessité d'agir » car la faille concernait des appareils censés conserver en bonne santé des malades. Le jury a donc fait le choix de relaxer le prévenu.

Ce faux procès digne du tribunal des flagrants délires agrémenté de la rectitude toute juridique et de quelques morceaux de mauvaise foi des spécialistes en sécurité dans la salle à eu le mérite de poser les bases du débat sur la notification des failles de sécurité.

La France brille en effet par un certain vide en la matière. Pire, ce cas pratique a montré le manque de communication et surtout de compréhension entre celui qui rapporte la faille et celui qui en est victime…
Par Sylvain - Publié dans : Logiciels
Voir les 0 commentaires
Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 19:20

Le déploiement des nouveaux compteurs électriques contesté

Un décret publié le 2 septembre fixe la fin des expérimentations des compteurs Linky au 31 décembre 2010. Les collectivités locales demandent un prolongement.

 

Depuis le mois d'avril, des habitants d'Indre-et-Loire et de la ville de Lyon ont chez eux en test des compteurs électriques communicants. Appelés Linky, ils fonctionnent sur le courant porteur en ligne (CPL) et sont censés transmettre au fournisseur les données de consommation électrique réelle et mettre fin aux factures basées sur des estimations. Ce sont 300 000 compteurs « intelligents » qui ont ainsi été déployés. Jeudi dernier, Le Journal officiel a publié un décret du ministère de l'Ecologie et de l'Energie précisant le projet. Il fixe notamment la fin de l'expérimentation au 31 décembre 2010. Et au 31 décembre 2016, 95 % des abonnés (plus de trente millions) devront être équipés.

Ces échéances ont fait bondir la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), qui regroupe 500 collectivités territoriales et établissements publics chargés de la distribution d'eau, de gaz, d'électricité et de services d'assainissement.

D'abord parce que l'expérimentation est courte, et surtout, n'intègre pas les mois d'hiver les plus froids où la consommation électrique est la plus forte. « Pour fixer ces dates, le décret se réfère à deux avis consultatifs de la Commission de régulation de l'énergie et du Conseil supérieur de l'énergie, explique Jean-Marc Proust, porte-parole de la FNCCR. L'un remonte à dix-huit mois, l'autre à plus d'un an. Or, il s'en est passé des choses depuis... »

Un projet financé par l'usager

La FNCCR soulève notamment des problèmes de compatibilité technique et de perturbation sur le réseau électrique. Et elle rappelle que l'expérimentation en cours ne porte pas encore sur l'aspect « communicant » de Linky. « En Indre-et-Loire, sur 25 000 compteurs posés, 18 sont effectivement communicants ». Pour toutes ces raisons, l'association demande donc un prolongement du test d'au moins trois mois.

D'autant que le financement du projet soulève lui aussi des questions. L'installation des compteurs d'ici à 2017 coûterait entre 4 et 8 milliards d'euros, alors qu'au départ, ERDF (Electricité réseau distribution France) parlait de 4 milliards tout court. Or, le décret publié jeudi dernier prévoit que ce soit l'usager qui supporte ce coût, intégré dans l'abonnement (entre 120 et 240 euros par compteur sur dix ans). « Les principaux bénéficiaires du projet seront les opérateurs commerciaux, qui vont bâtir de nouveaux services et de nouveaux abonnements. Il serait logique qu'ils participent au financement du déploiement. Or, là, c'est le consommateur », estime la FNCCR.

L'UFC-Que Choisir a également réagi, dénonçant dans un communiqué un « passage en force du gouvernement ». Mais sur le fond, elle fait les mêmes constats que la FNCCR. L'association de défense des consommateurs demande également un allongement de la durée du test et une participation financière des fournisseurs. Elle indique même avoir écrit au ministère pour qu'il publie un « décret modificatif ».

Par Sylvain - Publié dans : Société
Voir les 0 commentaires
Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 19:17

Hadopi étend sa consultation sur les "logiciels de sécurisation" au 30 octobre

Publiée par Olivier Robillart le Lundi 6 Septembre 2010

Dans un communiqué, l'Hadopi, par le biais de son secrétaire général, Eric Walter informe que les logiciels de sécurisation auront du retard. La haute autorité vient de diffuser pas moins de deux communiqués en trois jours. Signe qu'elle souhaite prendre les rênes de sa communication…
Le logo de l'Hadopi.

Dans un court message dévoilé aux rédactions, l'Hadopi explique que : « La question de la protection et de la sécurisation des accès à internet est cruciale à l'heure où le numérique revêt une dimension toujours plus importante et soulève de plus en plus d'intérêt. L'Hadopi a donc choisi d'étendre sa consultation jusqu'au 30 octobre 2010 ».

Ces logiciels doivent servir aux internautes accusés par erreur de prouver leur bonne foi. La Haute Autorité a toujours promis de certifier une liste de ces logiciels. Cette consultation porte sur le document-projet rédigé par Michel Riguidel, expert et enseignant chercheur. Malgré cela, on ne sait encore que peu de choses sur la teneur de ces logiciels.

Seule l'expérience Orange est là pour rappeler à quoi pourraient ressembler ces mouchards installés sur le poste d'un internaute. La firme proposait une option de contrôle du téléchargement à ses abonnés pour 2 euros par mois. Orange se contentait en fait de simplement interdire toute utilisation des réseaux P2P, même légale…

Au-delà de la polémique, l'Hadopi soumet à contribution certaines personnes souhaitant participer au développement et à la labellisation des logiciels. L'Hadopi explique que « Toute personne appartenant aux catégories visées à l'article L331-26 du Code de la propriété intellectuelle et souhaitant apporter sa contribution à la consultation peut le faire en demandant une copie du document à l'adresse suivante : consultationsfh@hadopi.net.  »

En attendant, rien n'empêche l'Hadopi d'envoyer ses e-mails, dans le cadre de la riposte graduée, même sans logiciel de sécurisation. Une simple protection de son réseau WiFi (WPA, WEP…) et une pratique de « bon père de famille » suffit. Pour l'instant…
Par Sylvain - Publié dans : Internet
Voir les 0 commentaires
Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 19:09

Premières photos de l'AMD Fusion !

Publié le 06 septembre 2010 , par Florian Vieru - mis à jour le 06 septembre 2010 à 14h - dans Hardware, Processeur - Mots clés : AMD, Fusion, TSMC

AMD a profité du salon IFA pour présenter son premier APU « en chair et en os »...

AMD_Fusion_Ontario_02AMD tient un stand Berlin à la cinquantième édition de l'IFA. La firme de Sunnyvale y a présenté à nos confrères de ComputerBase un exemplaire de Fusion. Il s'agissait plus précisément de la fameuse déclinaison « Ontario » qui doit débarquer d'ici à la fin de l'année. Gravé en 40 nanomètres par TSMC, cet APU, qui mesure un tiers de la taille d'un Phenom II, consommera 9 watts.

Ces solutions sont prévues pour les netbooks, tandis que « Zacate » désigne comme on l'avait découvert plus tôt une autre version, dont le TDP pourra atteindre 18 watts, et qui prendra place dans les desktops. On notera également le package BGA, qui indique qu'Ontario sera directement soudé sur sa carte mère. AMD a également indiqué à nos confrères que « Llano » devrait débarquer à la fin du premier trimestre 2010, en espérant qu'il ne soit pas de nouveau retardé.

AMD_Fusion_Ontario_03 AMD_Fusion_Ontario_01

Par Sylvain - Publié dans : Materiels
Voir les 0 commentaires
Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 19:06

Antitrust : la neutralité du moteur de Google au coeur d'une polémique

Publiée par Guillaume Belfiore le Lundi 6 Septembre 2010

http://www.clubic.com/moteur-de-recherche/actualite-362984-antitrust-neutralite-google-recherche-publicite.html

 

Logo Google
Avec plus de 84% de parts de marché à travers le monde, le moteur de recherche Google est devenu un service incontournable au sein duquel des millions d'entreprises tentent d'obtenir davantage de visibilité en s'arrachant les meilleures places ou en déployant leurs campagnes de liens sponsorisés. Cette position reste cependant à double tranchant car Google est de nouveau scruté par la justice pour abus de position dominante. En effet, Greg Abbott, le ministre de la justice de l'état du Texas, a ouvert un enquête en se basant sur les plaintes enregistrées par trois sociétés Foundem, SourceTool (filiale de TradeComet) et myTriggers.

Sur l'un de ses blogs officiels, Google explique que chacun des plaignants est, de près ou de loin, en relation avec Microsoft. C'est ainsi que le moteur de comparaison de prix britannique Foundem serait soutenu par ICOMP (Initiative for a competiitve online marketplace), une organisation financée en grande partie par Microsoft. Foundem accusait Google d'avoir volontairement baissé la position de son site Internet (ranking) au sein de son moteur de recherche, et ce, afin de mettre en avant ses propres services de recherche. SourceTool et myTriggers estimaient pour leur part que le géant de Mountain View avait altéré le placement de leurs campagnes publicitaires au sein des résultats de recherche. Les deux sociétés avaient été représentées par les avocats de Microsoft spécialisés dans les affaires anti-trust. En mars 2010, les plaintes de la société SourceTool furent rejetées par un juge de la cour de l'état de New York. Google précise également qu'à cette époque, un incident avait causé une surchauffe sur les serveurs de myTriggers se traduisant alors par une baisse du trafic publicitaire.

recherche search engine logo
Google explique que l'algorithme de son moteur est centré autour des usages de l'internaute. Don Harrison, conseiller général de la société, déclare ainsi : « nous nous concentrons sur les utilisateurs, par sur les sites Internet ». Pourtant, dans un billet publié sur son site officiel, la société ICOMP estime que les choses vont au-delà de ces explications : « Google sait pertinemment que les choses ne sont pas aussi simples. La société Google manipule-t-elle manuellement les résultats de recherche (...) Fait-elle passer en priorité les résultats de recherche pour les produits de ses partenaires commerciaux ? Quels sont les moyens de défense lorsque Google se trompe et constitue une menace de banqueroute pour les sociétés Internet ? ».

En mars dernier nous rapportions que Microsoft soutenait également le comparateur de prix Ciao dans son dépôt de plainte contre Google pour abus de position dominante. Dave Heiner, vice président et député du conseil général de Microsoft, expliquait : « Ces derniers mois, Microsoft aussi a rencontré le département américain de la justice et la Commission Européenne ». Plus récemment la firme de Steve Ballmer s'est tournée vers le Japon alors que Yahoo! a annoncé la transition de son moteur vers celui de Google. Le même M. Heiner déclarait au mois de juillet qu'avec 90% du marché « Google à lui seul pourrait décider de ce que les consommateurs japonais trouveront ou ne trouveront pas sur Internet » et ce, en amassant une quantité d'informations exclusives lui permettant d'affiner davantage ses résultats.

google fondateurs


Google clame haut et fort avoir une position neutre vis-à-vis de son moteur de recherche. A plusieurs reprises la société a expliqué que les résultats étaient calculés à l'aide d'une série d'algorithmes complexes analysant plusieurs critères et ne sont pas altérés selon les intérêts de la société. Parmi les critères pris en compte notons la qualité du site mais aussi le ratio liens entrants/sortants, le jeu de méta-données ou encore la pertinence des mots-clés. Ce jeu d'algorithmes est toutefois tenu secret ce qui ne facilite pas une analyse poussée de ce dernier.

Rappelons toute de même que le passé de Google n'est pas tout rose. En février 2009 le magazine Asiajin blog rapportait qu'au Japon, le géant de la recherche avait payé certains bloggueurs afin qu'ils rédigent des billets sur les widgets développés par la société. Ces articles, gratifiant le service offert par Google, étaient tous quasiment identiques. Google avait lancé une campagne de recrutement au travers du site CyberBuzz, spécialisé dans la rémunération des bloggueurs souhaitant rédiger des billets à caractère publicitaire. Suite à cet incident, Google Japan fut contraint de s'excuser publiquement. Cette affaire souligne ironiquement que les ingénieurs de Google eux-mêmes ne furent pas en mesure d'altérer manuellement les résultats du moteur mais furent obligés d'organiser des campagnes de spamming pour augmenter le positionnement de leurs propres services au sein du moteur.
Par Sylvain - Publié dans : Internet
Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 10:01

WD Livewire : le spécialiste de stockage innove dans le CPL

Publiée par Romain Heuillard le Vendredi 27 Août 2010

Western Digital se diversifie encore un peu plus en se lançant sur le marché du courant porteur en ligne (CPL). Si les lecteurs multimédias de salon se rapprochent plus ou moins du cœur de métier de ce spécialiste du stockage, le courant porteur complète quant à lui l'offre existante en permettant par exemple de relier un tel dispositif à un serveur de stockage en réseau (NAS).

WD Livewire
WD Livewire

La solution « WD Livewire » n'en demeure pas moins innovante puisque chaque boitier intègre un concentrateur à 4 ports RJ45 (d'un débit indéterminé), en plus de l'indispensable prise de courant qui transforme le réseau électrique du logement en réseau informatique. Ces boitiers prennent en charge la norme HomePlug AV, garantissant une bande passante théorique de 200 Mbps, destinée à diffuser de la vidéo haute définition par le biais du courant.

Le « WD Livewire Powerline AV Network Kit » est en vente depuis peu aux Etats-Unis au prix public de 140 dollars HT, soit environ 130 euros TTC.
Par Sylvain - Publié dans : Materiels
Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 09:51

Les Blu-ray Warner et Universal illisibles sur des lecteurs Samsung après une mise à jour

http://www.clubic.com/video/lecteur-enregistreur-video/lecteur-blu-ray/actualite-359728-blu-ray-warner-universal-illisibles-lecteurs-samsung-firmware.html

Publiée par Audrey Oeillet le Lundi 23 Août 2010

BD-P3600
Avis aux possesseurs de lecteurs de Blu-ray Samsung BD-Px600 : passez-vous de la dernière mise à jour logicielle ! Le firmware récemment proposé par le constructeur bloque en effet la lecture de disques HD commercialisés par certains éditeurs.

Depuis le début du week-end, de nombreux utilisateurs des modèles BD-P1600, BD-P3600 et BD-P4600 se plaignent sur des forums en ligne de leur impossibilité à visionner des Blu-ray édités par Universal et Warner, ces derniers se bloquant purement et simplement dès le menu principal. Le point commun de tous ces utilisateurs a vite été mis en lumière, puisque tous ont effectué la mise à niveau 2.09 proposée par le fabricant.

En guise de réaction, Samsung a conseillé à ses clients mécontents de réinstaller la version 2.07 du firmware, proposée sur son site : une manœuvre qui ne fonctionne pas chez tous les utilisateurs, qui devront alors attendre une mise à jour corrective (vraisemblablement estampillée 2.10) qui sera proposée par la marque dans « les prochaines semaines ».

Il y a fort à parier qu'il s'agisse à nouveau d'un conflit entre le logiciel du lecteur et les DRM intégrés aux Blu-ray, qui varient selon les éditeurs : Samsung est malheureusement coutumier de ce genre de problème, le dernier significatif en date était apparu avec la sortie d'Avatar.
Par Sylvain - Publié dans : Materiels
Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 09:47

Musique : Orange devient le premier distributeur de Deezer et vise 200 000 abonnés dès 2010

Business - Le mariage entre Orange et Deezer sera bientôt entériné. Grâce au marketing d’Orange, le couple compte attirer 200 000 personnes vers les nouvelles offres « musique » de l’opérateur.

Le mariage commercial et financier entre Orange et Deezer est officiel. En plus d'en être actionnaire (à hauteur de 11% du capital), l'opérateur devient le premier distributeur du service de streaming. Les deux sociétés ont présenté jeudi soir les offres Orange tirant profit du rapprochement. Des offres connues depuis le début de la semaine.

Côté Internet fixe, les abonnements « Net » et « Formule » se dotent d'une version « musique » à cinq euros supplémentaires par mois, donnant accès à Deezer Premium+ (écoute illimitée sans publicité sur PC, mobile et appareils connectés). La répartition des cinq euros mensuels entre les deux acteurs n'a pas été précisée.

Les morceaux à 0,69 euro sur Music Store pour les abonnés Deezer Premium+

Un forfait Surf Musique (comprenant le triple-play avec TV et téléphonie sur PC et Deezer Premium+) sera lancé en série limitée pour la rentrée à 29,90 euros par mois.

Côté mobile, Deezer Premium devient un avantage au choix pour les forfaits Origami Star et Jet. Une option Deezer Premium+ est disponible pour tous les abonnés (fixes et mobiles), au prix de 10 euros par mois.

Les abonnés Orange disposant de Deezer Premium+ bénéficieront également de tarifs préférentiels sur le Music Store d'Orange (0,69 euro le titre, contre 0,99 et 1,29 euro habituellement).

A de nombreuses reprises, les tablettes Internet ont été évoquées comme partie prenante de l'offre en tant que support, aux côtés de la télévision IP, des baladeurs Wi-Fi et des chaînes Hi-Fi connectés (en plus du mobile et du PC). De quoi en tout cas accréditer la thèse d'un lancement d'une tablette Orange d'ici la fin de l'année, sans doute une seconde version de Tabbee.

200 000 abonnés d'ici la fin de l'année

Sur le plan stratégique et financier, l'opérateur annonce une participation de 11% au capital de Deezer, même si « la prise de participation n'est pas encore arrêtée », précise Xavier Couture, directeur des contenus d'Orange. Fin juillet, le chiffre de 20% du capital était évoqué.

L'opérateur compte sur la rentrée pour engranger des abonnements, surtout du côté des étudiants, « très utilisateurs de smartphones » selon Alice Holzman, directrice marketing d'Orange France.

200 000 abonnements sont espérés d'ici la fin de l'année. Deezer, seul, en visait 100 000. Jusqu'à présent, le succès n'a pas été au rendez-vous. En mai, seulement 20 000 abonnés payants étaient comptabilisés. Malgré ces difficultés, Orange voit grand. Selon Alice Holzman, le chiffre devrait atteindre un million d'abonnés à la fin 2011.

Axel Dauchez, directeur général de Deezer, espère profiter de l'effet Hadopi, notamment « de la prise de conscience des jeunes », le coeur de cible de cette offre. Des jeunes qu'Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi, refuse pourtant lui-même de « stigmatiser » dans les campagnes publicitaires de la haute autorité.

Le patron de Deezer précise enfin que « les accords avec les maisons de disque ont été renégociés de façon saine, permettant un développement durable de l'offre ». Des accords financiers sûrement renégociés à la hausse compte tenu de la nouvelle visibilité offerte au service.

A ceux qui s'inquiètent de la position dominante de l'offre (alliance du premier opérateur français avec le premier service de streaming musical européen), Axel Dauchez rétorque que au contraire, une telle association profitera à tout le marché du streaming, dont les maisons de disques semblent souvent douter.
 

 

Par Sylvain - Publié dans : Internet
Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 09:45

HP et Asus annoncent les premiers netbooks à processeurs Atom double-coeurs

Technologie - La nouvelle génération des processeurs Atom sera proposée dans des configurations classiques. Le HP Mini 5103 sortira le mois prochain aux Etats-Unis et l’Asus Eee PC 1015PEM en octobre en Europe.

Le double coeur débarque sur netbook. Avec son processeur Atom N550 à 1,5 Ghz, Intel apporte un peu de nouveauté à des gammes de netbooks aux performances stagnantes.

Ce sont HP et Asus qui se sont lancés en premier, avec deux netbooks 10'1 pouces quasi-identiques. Le HP Mini 5103 et l 'Asus Eee PC 1015PEM embarquent tous deux le nouveau processeur N550 sur une architecture Intel NM10 (donc la puce graphique GMA 3150) avec 2 Go de mémoire vive.

Le HP Mini 5103 se détache par un disque dur pouvant aller jusqu'à 7 200 t/min et une connectivité mobile fonctionnant avec le système Gobi de Qualcomm. Il arrivera en septembre aux Etats-Unis à partir de 399 dollars. Selon CNet.com, la « configuration typique » coûtera elle aux alentours de 530 dollars.

L'Asus Eee PC 1015 PEM sera lui disponible en quatre coloris (rouge, noir, blanc et rose) au prix de 349 euros. Il sera commercialisé en Europe à partir du mois d'octobre.
 

 

Par Sylvain - Publié dans : Materiels
Voir les 0 commentaires
Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 07:44

Les voitures de Street View repartent sur les routes de France, sans l'approbation de la CNIL

Publiée par Audrey Oeillet le Vendredi 20 Août 2010

Google Maps Street View - Pegman
Mises à l'arrêt pendant plusieurs semaines suite à l'affaire de la récolte de données WiFi, les Google Cars viennent de reprendre du service en France pour « améliorer l'étendue de la couverture Street View et ajouter au service des sites exceptionnels du patrimoine français » annonce aujourd'hui un communiqué de Google France.

Le site en profite pour évoquer la fameuse affaire, qui dure depuis le mois d'avril dernier, et indique avoir apporté des « changements » aux voitures pour que ces dernières ne collectent plus de données WiFi. « Désormais, ses équipements ont été retirés et nos voitures collecteront uniquement des photos et des images 3D » explique le communiqué.

Les voitures ont donc recommencé dès aujourd'hui à sillonner les routes de 20 régions françaises parmi lesquelles la Sarthe, le Calvados, le Loiret, l'Oise ou encore la Haute Marne, et ce alors que l'enquête de la CNIL est toujours en cours : une démarche bien différence de celle de la firme en Angleterre, où les Google Cars ont repris la route après avoir reçu le feu vert des autorités locales. Contacté par nos soins, Google France a indiqué toujours collaborer étroitement avec la CNIL sur l'enquête, et que la comparaison entre les situations anglaises et françaises n'avaient pas lieu d'être : « Chaque pays décide différemment  »nous a précisé la porte-parole. « Si l'on a repris le travail, c'est que l'on a estimé que les voitures pouvaient reprendre la route maintenant qu'elles sont allégées de l'équipement problématique » a-t-elle ajouté, indiquant que la CNIL était au courant de cette reprise depuis mercredi.

Contactée également, la CNIL vient de publier un communiqué sur son site Internet : la commission y juge la reprise de la circulation des véhicules Google Street View trop hâtive : « Alors même que les investigations de la CNIL ne sont pas terminées la reprise de la circulation des véhicules Street View apparaît prématurée » explique le communiqué rédigé cet après-midi. En somme, si Google semble désireux de passer à autre chose, la CNIL, elle n'a pas fini son travail : affaire à suivre, donc !
Par Sylvain - Publié dans : Internet
Voir les 0 commentaires
Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 07:42

La Hadopi commence sa communication auprès du grand public grâce à des dépliants aux péages

Réglementation - La haute autorité profite du retour de vacances pour distribuer des « modes d’emploi » au public. Un premier pas pour une communication « de proximité » aux contours encore flous.

Après la prévention sur les UV, au tour de celle sur le téléchargement illégal. Les week end des 20 et 27 août, la Hadopi se lance dans une grande opération de distribution de 260 000 dépliants (pdf), « modes d'emploi » de la riposte graduée, aux péages des autoroutes.

Cette campagne au retour des vacances est la première pierre de la stratégie de communication de la Hadopi. Contacté par ZDNet.fr, son secrétaire général, Eric Walter, explique que cette distribution « est un moyen d'expliquer de la façon la plus claire possible notre action ».

C'est aussi pour l'autorité une obligation. « Nous ne pouvons pas envoyer de mail d'avertissement avant d'avoir débuté l'information du public », précise-t-il. La Hadopi doit envoyer ses premiers avertissements fin septembre.

Une communication en construction

Le choix de ces dates n'est pas anodin : « C'est un gros week end de retour de vacances, donc un bon point de départ pour balayer le plus large possible. Nous ne ciblons d'ailleurs pas spécialement les familles : tout le monde ne part pas en famille et ce serait stigmatiser les enfants et les jeunes ».

 

Quant au plan de communication de l'Hadopi, de manière générale, il est « en cours de construction ». Les grandes lignes en sont déjà définies : « la communication se fera en deux temps : d'abord une information sur l'existant, l'état de l'art, et ensuite une information sur les dispositifs labellisés, quand ils le seront ».

Les spécifications de ces dispositifs et leur mise en place sont d'ailleurs sujets à controverse.

Concrètement, la haute autorité souhaite créer une «  communication de proximité, qui permet de toucher au plus près l'individu. Nous irons plus facilement vers le web et l'individu que vers de grandes campagnes médiatiques de masse ».

Aucune campagne publicitaire dans de grands médias ou TV n'est donc à l'ordre du jour, même si « c'est susceptible de changer ».

Pour évaluer l'impact de ces campagnes, l'Hadopi « travaille sur des protocoles d'enquête d'opinion, de la façon la plus objective possible ». Un autre volet dédié aux entreprises est en réflexion, même si rien de concret n'a encore été défini.

Par Sylvain - Publié dans : Société
Voir les 0 commentaires
Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 07:40

Le filtrage de l'Internet français est effectif... mais inefficace !

source ZD Net

Vous avez sans doute vu passer cette information début août : sur requête de l'ARJEL, le régulateur du marché des jeux en ligne récemment ouvert à la concurrence en France, les principaux FAI français ont été mis en demeure de bloquer l'accès au site de jeu en ligne Stanjames.com, jugé illégal en France.

Vous trouverez sur le blog de maître Eolas une analyse très précise de cette décision de justice. Au passage, on notera que cette décision est inique puisque sur un millier d'opérateurs recensés en France par l'ARCEP, dont plusieurs dizaines de FAI, seuls une douzaine (à savoir Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free, Auchan Telecom, Numericable et Darty) ont été mis en demeure de bloquer ce site, et vont supporter les coûts techniques afférents à ce filtrage sélectif d'Internet.

Par ailleurs, le site Stanjames, prenant acte de la décision de justice, avait de lui-même décidé de ne pas accepter les connexions des internautes français. C'est en effet ce qui se produit si l'on tente de s'y rendre en tapant l'adresse www.stanjames.com dans son navigateur :


cliquer pour agrandir

Mais voilà, lorsqu'on parle d'infrastructure et de services Internet, le diable se niche dans les détails, et ce qui apparaît simple - « Bloquez-moi ce  site ! »  - ne l'est jamais vraiment.

En l'espèce, Stanjames.com demeure aisément accessible à tous les internautes français : il leur suffit de taper son adresse IP 91.199.56.80 ! Encore plus fort, le site détecte  que l'internaute est français et s'adresse à lui dans sa langue !


cliquer pour agrandir


Rien d'étonnant car selon Alexandre Archambault, en charge des affaires réglementaires chez Iliad / Free, « l'injonction ne concerne que l'URL .com (mais pas .be / .ch ni... .fr !!!) et non une IP en particulier ». En effet, vous pouvez constater vous-mêmes que www.stanjames.fr est parfaitement accessible depuis votre FAI préféré.

Que vont faire l'ARJEL et la justice de la République pour faire cesser ce trouble ? A suivre...

Par Sylvain - Publié dans : Internet
Voir les 0 commentaires
Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 07:38

Rachat de McAfee par Intel : des convaincus et des sceptiques

Analyse - La sécurité intégrée dans le silicium, en particulier sur les appareils mobiles, est la stratégie annoncée par Intel. Celle-ci ne fait toutefois pas l’unanimité, notamment en raison du faible poids d’Intel dans la mobilité. Réactions.

Jusqu'à hier, peu d'analystes et de spécialistes de l'IT auraient pensé à Intel comme possible acquéreur de l'éditeur McAfee. IBM, Cisco ou HP étaient des noms plus probables compte tenu de leur stratégie et de leurs moyens financiers.

Le mariage d'un éditeur de produits de sécurité et d'un fabricant de processeurs a à première vue de quoi surprendre, voire même de décontenancer les investisseurs (le titre Intel reculait après l'annonce du rachat).

« Un fournisseur de systèmes et non plus un simple fabricant de processeur »

Intel a pourtant effectué différentes acquisitions dans l'édition logicielle, en particulier celui de Wind River, un spécialiste de l'embarqué. Or McAfee aussi s'est peu à peu positionné sur le marché des terminaux mobiles (comme ses principaux concurrents).

Le fondeur tâche lui aussi (au même titre que les poids lourds de l'IT qui se préoccupent de plus en plus du nomadisme, chez le grand-public, mais aussi dans l'entreprise). Pour l'analyste de Gartner Leslie Fiering, l'acquisition de McAfee n'a donc rien d'opportuniste. Elle s'inscrit au contraire dans un mouvement stratégique intelligent.

Ah oui ? « Cela fait partie d'une stratégie plus large consistant pour Intel à améliorer ses capacités en sécurité, faisant ainsi suite aux récentes acquisitions de tenCube et Trust Digital. L'objectif est de collecter et de développer une propriété intellectuelle entrant directement dans le silicium et introduisant de la sécurité au niveau matériel » analyse-t-elle.

Selon Leslie Fiering, la sécurité est surtout un moyen pour Intel de se différentier dans l'informatique mobile (smartphone, ATM, appliance, processeurs embarqués, ...). Une lecture que semble confirmer le PDG du fondeur pour qui la sécurité est désormais un des trois piliers des terminaux connectés avec l'efficacité énergétique et la connectivité.

« Ni Intel ni McAfee ne sont des acteurs sérieux du marché de la mobilité »

Andrew Jaquith de Forrester n'est lui toutefois pas totalement convaincu, malgré les explications du directeur technique de McAfee. Le rachat concerne la mobilité ; Il vise à embarquer la sécurité dans le silicium et à faire d'Intel un fournisseur de systèmes et non plus un simple fabricant de processeur.

L'analyste prend note de ces arguments, mais relève dans le même temps quatre failles dans cette stratégie. « Ni Intel ni McAfee ne sont des acteurs sérieux du marché de la mobilité » juge Andrew Jaquith. Intel est dépassé par les processeurs ARM. Quant à McAfee, malgré ses acquisitions, la sécurité sur mobile ne pèse pratiquement rien en termes de chiffres d'affaires.

A court et moyen terme, Jaquith n'imagine donc pas Intel inverser la tendance. « La stratégie de plate-forme matérielle ne fonctionnera pas » estime-t-il ensuite. En cause la stratégie de renouvellement des entreprises. Il est plus facile de mettre à jour un logiciel que de changer de carte-mère.

« Malgré les efforts d'Intel d'ajouter plus de fonctionnalités « professionnelles » différentiantes dans et autour de son processeur, elles sont perçues comme des bonus plus que comme une pièce centrale dans des stratégies de management d'entreprise. Il est difficile d'imaginer qu'il pourrait en être autrement avec un McAfee Inside » justifie Andrew Jaquith.

Enfin l'analyste de Forrester estime qu'Intel ne connaît rien au logiciel (comme en témoignent notamment ses échecs avec les éditeurs Sarvega et LANDesk) et que la sécurité est très différentes sur les terminaux post-PC. Contrairement à Leslie Fiering, il juge les OS mobiles bien plus matures en termes de sécurité (grâce à l'expérience acquise sur les OS PC

Par Sylvain - Publié dans : Société
Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 06:45

Hadopi : presque tous les FAI réclament de l’argent à l’Etat

Législation - Fin juillet, Numericable, Orange, Free et Bouygues Télécom ont fait savoir dans une lettre au ministère de la Culture qu’ils factureraient les pouvoirs publics dès les débuts d’Hadopi. SFR accepterait lui d’identifier les IP de ses abonnés à ses frais.

Les relations entre le ministère de la Culture et la majorité des fournisseurs d'accès ne sont pas réellement au beau fixe, du moins en ce qui concerne le volet financier de la loi Hadopi. Pomme de discorde : la prise en charge par l'Etat des frais d'exploitation des FAI induits par l'application du dispositif.

Si sur le plan technique la riposte graduée est semble-t-il prête à se mettre en branle, avec la collaboration des FAI (dixit Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi et la Fédération Française des Télécoms), la question de l'indemnisation reste à trancher.

SFR et Orange déclarés favorables à Hadopi

Or le ministère de la Culture camperait toujours sur ses positions, refusant officiellement de compenser les frais engagés par les opérateurs pour identifier (d'abord manuellement) leurs abonnés et transmettre les données à la Hadopi.

Début juillet, la Fédération Française des Télécoms (qui réunit les FAI) s'agaçait. Quelques semaines plus tard, selon La Tribune, quatre FAI ont directement adressé un courrier au cabinet du ministre, Frédéric Mitterrand. Objectif : obtenir des engagements précis avant l'envoi des avertissements en septembre.

« Si nous travaillons aujourd'hui activement et gratuitement aux procédures et tests techniques préalables à la mise en oeuvre des opérations d'identification des adresses IP, nous serons amenés, lorsque celles-ci démarreront, à facturer les pouvoirs publics pour ces opérations et nous le ferons au premier jour » avertissent dans cette lettre les opérateurs signataires.

Signataires qui sont France Télécom, Bouygues Télécom, Free et Numericable. Un grand absent donc : SFR. Selon La Tribune, le FAI serait prêt à prendre en charge les frais associés à Hadopi. Une décision arrêtée par son premier actionnaire, Vivendi, dont le PDG avait déclaré dès 2009 que la loi était bénéfique pour SFR. L'opérateur n'a toutefois pas confirmé cette hypothèse.

Jusqu'à 8,5 euros facturés à l'Etat pour chaque adresse IP

Malgré sa collaboration à la lettre envoyée au ministère de la Culture, Orange (qui s'était essayé à lancer un logiciel anti-P2P) pourrait bien accepter de prendre en charge une partie de la dépense.

Ce coût étant qualifié d'infinitésimal par Christine Albanel, l'ex madame Hadopi du gouvernement devenue depuis directrice de la communication et des contenus chez France Télécom - groupe qui selon elle a porté la loi Hadopi dès le début.

La question financière est en tout cas loin d'être anodine, en particulier pour le budget de l'Etat. En effet, l'identification des IP des abonnés se fera dans un premier temps de façon manuelle, l'automatisation du système et l'interconnexion entre Hadopi, ayants droit et FAI réclamant du temps.

Or ces tâches manuelles seront plus coûteuses pour les FAI et par ricochet pour l'Etat si ces derniers répercutent les frais (comme une décision du Conseil constitutionnel les y autorisent en principe).

Le coût appliqué par identification dans le cadre d'une réquisition judiciaire est de 8,5 euros. C'est un plafond. Les FAI peuvent facturer ces identifications à moindre frais. Le coût devrait néanmoins être élevé pour les pouvoirs publics.

En pleine période de gel des budgets de l'Etat, dont pourrait pâtir avant même sa naissance la carte musique jeune, le ministre de la Culture acceptera-t-il de se désavouer ?

« On ne remboursera pas les coûts. Il y a des règles du jeu générales auxquelles ils [les FAI] ont souscrit pour l'essentiel, dès le départ, on ne va pas remettre en cause le fonctionnement général » affirmait-il en janvier lors de l'installation de la Hadopi.

Par Sylvain - Publié dans : Virus Piratage
Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 06:42

Un nouveau recours devant le Conseil d’Etat menace de paralyser Hadopi

Juridique - L’envoi des premiers mails d’avertissements pourrait être mis en attente, le temps pour le Conseil d’Etat de statuer sur la légalité d’un décret de la loi Hadopi contesté par le FDN, un fournisseur d’accès associatif mobilisé contre la riposte graduée.

Le fournisseur d'accès associatif de Benjamin Bayart, le FDN, n'a pas encore dit son dernier mot. Son action de contestation d'Hadopi se poursuit. En mai, il avait avec la Quadrature du Net déposé un recours en annulation pour vice de procédure devant le Conseil d'Etat concernant le décret 2010-236 paru en mars.

Pour contester ce texte permettant à l'Hadopi de croiser les adresses IP fournies par les sociétés collectrices et les données des FAI, les deux associations font valoir que l'Arcep aurait dû être consultée (en application de l'article L. 36-5 du Code des Postes et Communications électroniques).

Une décision attendue pour fin août au plus tard

Le Conseil d'Etat doit donc statuer. La procédure prendra toutefois du temps et la Hadopi compte bien envoyer ses messages d'avertissement dès septembre, mettant ainsi en application un autre décret, relatif lui à la commission de protection des droits.

Or le décret 2010-872 publié au Journal Officiel le 26 juillet 2010 fait plusieurs fois référence au décret déjà dénoncé. En conséquence, le FDN demande, par le biais d'un référé-suspension, au Conseil d'Etat de suspendre l'application du décret du 26 juillet jusqu'à ce qu'il ait statué sur celui paru en mars.

Le FDN justifie cette démarche par l'illégalité de la loi et par l'urgence : « il y a urgence, la Hadopi a annoncé qu'elle allait mettre tout ça en oeuvre, on ne peut plus attendre la décision sur le fond, qui mettra probablement un an à être rendue. »

Le gouvernement veut modifier le décret attaqué en mars

Une réponse de la juridiction devrait être rendue avant la fin du mois d'août, estime Benjamin Bayart, qui ajoute que le Conseil d'Etat statuera ensuite, sur le fond, sur les deux décrets attaqués en annulation.

Le gouvernement coure donc le risque de voir la riposte graduée prendre une nouvelle fois du retard. Car si la suspension est confirmée par le Conseil d'Etat, le ministère de la Culture devra attendre le jugement sur le fond.

A moins qu'il ne modifie au préalable le décret du 5 mars attaqué par le FDN. Or, selon Numerama, un projet de décret, destiné à remplacer celui daté du 5 mars 2010, a été soumis à la CNIL (et éventuellement aussi à l'Arcep).

« Il suffira au gouvernement de publier un décret nouveau, qui annule et remplace le 2010-236, cette fois-ci en respectant les procédures, pour que le recours de FDN devienne caduc » commente l'association.

Par Sylvain - Publié dans : Société
Voir les 0 commentaires

Présentation

Catégories

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés